Politique

Retraites : pluie de sanctions pour des dizaines d’élus après les débats houleux dans l’hémicycle

Nombre de députés LFI et l'élu LR Aurélien Pradié ont écopé d’un rappel à l’ordre en raison de leur comportement à l’Assemblée nationale lors des débats sur la réforme des retraites, rapporte Le Figaro, mercredi 5 avril.

La page des retraites s’apprête à se refermer, d’un point de vue législatif du moins, et l’heure des comptes a sonné à l’Assemblée nationale. Mercredi 5 avril, Le Figaro révèle qu’une grande partie des députés La France insoumise et d’autres membres du palais Bourbon allaient écoper d'un rappel à l'ordre sans inscription au procès-verbal pour leur comportement lors de la séance où Elisabeth Borne a annoncé le déclenchement du 49.3, le 16 mars dernier.

En effet, après que la Première ministre a annoncé que la réforme allait être adoptée sans vote de la Chambre Basse, des élus LFI avaient brandi des pancartes dans l'hémicycle, tout en chantant la Marseillaise, explique le quotidien. “L'unanimité des membres du Bureau, moins La France Insoumise (les écologistes et socialistes n'étaient pas présents), ont voté en faveur de cette sanction”, a déclaré la présidence de l’Assemblée nationale au Figaro.

La plupart des députés LFI concernés

Pour l’heure, on ne sait pas quels seront les députés du parti de gauche concernés par cette sanction, mais il devrait s’agir de la grande majorité d’entre eux, dont la présidente du groupe LFI, Mathilde Panot. Sur son compte Twitter, cette dernière a dénoncé la décision du bureau de l’Assemblée : “La Macronie veut sanctionner les députés insoumis pour avoir chanté La Marseillaise contre le 49.3 d’Elisabeth Borne. Yaël Braun-Pivet ne se comporte pas comme une présidente de l’Assemblée nationale mais comme une cheffe de clan.”

Cette sanction a également été prononcée à l'encontre des parlementaires entrés dans l’hémicycle avec un microcravate dans le cadre d'un reportage de France 2 sur la réforme des retraites. Les élus concernés sont, entre autres, le député LR Aurélien Pradié, le socialiste Arthur Delaporte, l'écologiste Marie-Charlotte Garin. Ce rappel à l’ordre est la sanction la plus basse infligée à un député. Le Figaro explique également que la majorité des membres du bureau ont plaidé pour que les débats se déroulent dans de meilleures conditions à l’avenir. Naïma Moutchou, vice-présidente de l’Assemblée, a même été chargée de faire des propositions en ce sens.

publié le 5 avril à 17h58, Orange avec 6Medias

Liens commerciaux