Insolite

Bretagne : confondus avec des trafiquants de drogue, un couple de retraités interpellé par la BRI

© Patrick Aventurier/Abaca

Dans la petite commune de Guignen, au sud de Rennes, un couple de retraités a été interpellé à 6 h du matin par la BRI dans le cadre d’une affaire de stupéfiants, rapporte France Bleu, jeudi 13 avril. Problème, ce n’était pas la bonne maison. “Je ne suis pas du tout Pablo Escobar”. Malgré cette précision, Pierre, retraité, a été bien malgré lui projeté dans la peau du célèbre trafiquant de drogue colombien quelques minutes, mardi 11 avril. D’après France Bleu, la BRI et une vingtaine de ses hommes ont déboulé dans le domicile du Breton à 6 h du matin avant de se rendre compte qu’il ne s’agissait pas de la bonne maison.

“On a été réveillés par un énorme ‘boum’. Ils ont fait sauter la porte avec des explosifs”, retrace Pierre. Le couple se retrouve alors plaqué contre le mur, les mains sur la tête, mais surtout dans le viseur des armes. “On nous dit ‘taisez-vous’, les policiers sont brusques, en quelques secondes seulement ils investissent l’ensemble de la maison, ouvrent les placards, et nous, on ne comprend pas ce qu’il se passe.” “On a de gros fous rires en y repensant” Après avoir fouillé la maison, le doute envahit les policiers, qui leur demandent à quel numéro ils habitent. Le 8, raté. Ils se sont trompés de maison. “Alors là, l'ambiance change directement. Ils étaient tous désolés. Certains sont restés avec nous, pour voir comment on allait”, abonde le sexagénaire. Les policiers expliquent au couple que l’indemnisation de la porte détruite avec des explosifs est prise en charge et qu’un soutien psychologique est disponible. Ce dernier ne sera néanmoins pas nécessaire pour Pierre et Monique, qui préfèrent voir leur mésaventure avec humour. "Depuis hier, on a de gros fous rires en y repensant, donc pas besoin d'aide psychologique, note Pierre. Nos amis, nos proches nous appellent pour comprendre ce qu'il s'est passé. On plaisante en me disant que je suis un baron de la drogue, que Guignen est une plaque tournante.” Le procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc, avoue qu’aucun numéro n’était affiché sur les maisons, rendant impossible l’identification de l’adresse.

publié le 13 avril à 14h12, Orange avec 6Medias

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