France

Seine-Saint-Denis : des équipes de sécurité accusées de violences par des enseignants d’un lycée

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Lundi 13 février, les enseignants d’un lycée en Seine-Saint-Denis ont dénoncé les "violences" dont auraient fait preuve des équipes de sécurité à leur égard. Le rectorat a pointé la responsabilité des deux parties, rapporte Le Parisien.

Une grève qui se serait traduite par des altercations et des "faits de violence". A Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, des enseignants du lycée Alfred-Nobel ont dénoncé lundi 13 février des "faits de violence" qui auraient été perpétrés, à leur égard, par des équipes mobiles de sécurité (EMS), rapporte Le Parisien. Selon eux, une soixantaine d’enseignants se sont mobilisés lundi pour contester le retrait de 75 heures dans leur dotation horaire globale prévue à la rentrée de septembre 2023.

Certains professeurs sont arrivés avant le début des cours pour mettre en place un blocus. C’est à cet instant que les événements auraient dégénéré entre la sécurité et les enseignants : "il y a eu de nombreuses altercations" note une professeure. Dans le communiqué, les enseignants ont égrené les injures dont ils auraient été victimes. "T’es enceinte, bah justement, je te conseille de pas rester là, toi !", "Je parle pas avec elle, tais-toi, je parle qu’avec lui !", "Toi, je te parle pas, gamine !".

Le rectorat accuse les deux parties

Dans un communiqué, le rectorat de Créteil a pointé la responsabilité des deux parties, accusées d’avoir adopter "un ton inapproprié et des familiarités". Les professeurs auraient injurié les agents, en les traitant de "fascistes" et "de chiens de garde du rectorat". Selon le rectorat, "les agents de l’EMS ont reconnu avoir tutoyé abusivement leurs interlocuteurs et utilisé un langage familier". Un "rappel à l’ordre a été effectué". Le 9 mars, le recteur va recevoir les professeurs pour faire la lumière sur ces événements.

publié le 19 février à 13h20, Orange avec 6Medias

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