France

"Bonne nuit les petits" : le réalisateur Michel Manini est mort

© Capture d'écran Youtube

Michel Manini s'en est allé. Âgé de 86 ans, le réalisateur historique de la série culte "Bonne nuit les petits" est décédé ce dimanche 13 août rapportent ses proches. Avec cette émission diffusée dès le milieu des années 1960, les personnages emblématiques avaient accompagné les rêves de millions d'enfants.

C'est une mort qui ramène aux souvenirs de la plus tendre enfance d'une partie d'entre nous. Michel Manini, le réalisateur historique de "Bonne nuit les petits", est décédé ce dimanche 13 août à l'âge de 86 ans, a annoncé sa famille auprès de l'AFP ce 14 août. Émission culte pour enfants, si ce n'est la plus connue dans ce registre à la télévision française, "Bonne nuit les petits" a été diffusé à la télévision de 1962 à 1997. Créée par Claude Laydu et son épouse Christine, Michel Manini était à l'origine des derniers épisodes de la série réalisée de 1963 à 1997.

Réalisateur d'une série culte et populaire

Entrée dans la culture populaire, la série s'invitait chaque soir dans le foyer de millions de Français. Sur un air de pipeau reconnaissable entre milles, chaque épisode voyait mettre en scène Nounours, un ours accompagné du Marchand de sable qui rend visite à deux enfants, Nicolas et Pimprenelle, avant leur coucher. Avant de retourner sur son nuage, l'ours lançait alors "Bonne nuit les petits, faites de beaux rêves" avant que le Marchand de sable ne jète une poussière d'étoiles sur le lit des enfants.

En 2016, le réalisateur faisait quelques confidences à nos confrères de Ouest-France sur la réalisation de chaque épisode. Une réalisation qu'il jugeait "complexe". "D'abord, il fallait enregistrer les voix des comédiens. Puis ont tournait avec la bande-son en play-back. Les caméras étaient juchées à plus de 1,70 m de haut, car les marionnettistes étaient debout, tenant les personnages à bout de bras". Ainsi, seule une émission et demie était réalisée chaque jour, les moyens de l'époque n'étant pas aussi développés qu'aujourd'hui. "On ne pouvait visionner les scènes qu'une fois les pellicules développées, soit 48 heures après le tournage", expliquait-il. Le prix à payer, pour faire en sorte de créer la magie de doux rêves des bambins, devenus grands depuis.

publié le 15 août à 09h50, Kévin Comby, 6Médias

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