Politique

Retraites : la Nupes claque la porte de l’Assemblée, Élisabeth Borne fustige une scène "choquante"

Dans une longue interview accordée à Ouest-France, mercredi soir, la Première ministre est revenue sur la proposition de loi LIOT visant à abroger la réforme des retraites, alors que ce même jour, les élus de la Nupes ont quitté la commission des Affaires sociales après un revers sur le texte. La Première ministre a également évoqué le recadrage auquel elle aurait eu droit de la part du Président.

Dans l’arène politique, la bataille continue de faire rage, sur fond de réforme des retraites. Mercredi 31 mai, alors que la proposition de loi du groupe LIOT plaidant pour l’abrogation de cette dernière a été élaguée de son principal article, celui qui prévoyait d’annuler le recul de l’âge de départ à 64 ans, des élus de la Nupes ont décidé de quitter la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, estimant qu’une ligne rouge avait été franchie. Interrogée à ce sujet dans les colonnes de Ouest-France, Elisabeth Borne a fustigé l’attitude des élus de gauche. Et jugé que "ce qui s’est passé ce mercredi en commission, c’est choquant".

"Certains, manifestement, ont dû mal comprendre"

Et elle n’est pas plus tendre à l’égard du groupe qui a déposé le texte. Sa démarche n’est pas "vraiment responsable", selon la Première ministre. "Les députés Liot savent très bien que leur texte a très peu de chances d’arriver au bout de son cheminement législatif. Et que s’il devait y parvenir, il serait ensuite censuré par le Conseil constitutionnel", a-t-elle ainsi précisé, auprès de nos confrères. La locataire de Matignon a également regretté, auprès du média, le souhait de certains députés de ne reculer devant rien "pour se mettre au cœur de l’actualité".

Enfin, Elisabeth Borne est revenue sur une séquence qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours : après des propos tenus sur Radio J dimanche 28 mai, qualifiant notamment le Rassemblement national de "parti héritier de Pétain", la Première ministre aurait subi un recadrage en règle de la part du chef de l’État. "Le président de la République a eu l’occasion de s’exprimer mercredi matin. Il m’a assuré de sa confiance et a déclaré que s’il avait eu quelque chose à me dire, il l’aurait fait en tête à tête. Certains, manifestement, ont dû mal comprendre", s’est-elle amusée. Elle qui a déclaré œuvrer "très étroitement" avec Emmanuel Macron pour préparer "l’avenir du pays".

publié le 31 mai à 22h40, Orange avec 6Medias

Liens commerciaux