Politique

Olivier Véran se prépare-t-il pour la présidentielle 2027 ?

Depuis plusieurs semaines, le porte-parole du gouvernement enchaîne rencontres et rendez-vous avec des personnalités politiques et des spécialistes. Certains dans la majorité lui prêtent des ambitions présidentielles, comme le rapporte Le Parisien.

L’Élysée en ligne de mire. Lundi 10 avril, Le Parisien révèle que le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, multiplierait les rencontres informelles avec des économistes, des sociologues ou des politiques en prévision, peut-être, de la présidentielle 2027. En effet, depuis dix mois et son arrivée à l’Hôtel de Castries le 4 juillet dernier, l'ancien ministre de la Santé a rencontré du beau monde de la société civile, tels que le sociologue et spécialiste des ruralités Benoît Coquard, la philosophe Julia de Funès, le psychologue Stanislas Dehaene, ou encore l’économiste Daniel Cohen.

Mais des politiques, tous bords confondus, ont aussi été accueillis par Olivier Véran. Ainsi, l’ancien Premier ministre socialiste Jean-Marc Ayrault, l’ex-candidat à la présidentielle du PS Benoît Hamon, le maire LR d’Ermont Xavier Haquin et l’écologiste Sandrine Rousseau ont été reçus. “Ces quatre derniers mois, j’ai reçu une centaine de personnalités”, a-t-il confié au Parisien.

Bientôt au ministère de l’Éducation nationale ?

Dans la majorité, le bruit court donc que l'intéressé vise une investiture et peut-être plus pour 2027. “Je ne vois pas ce qu’il y a d’étonnant à ce que, quand on fait de la politique, on s’intéresse aux sujets de transformations de la société. Cela sert à ça la politique”, s’est-il défendu. Pourtant, un autre membre du gouvernement l’affirme : “Il n’a que la présidentielle dans la tête !”

Son homologue s’est amusé de certains rendez-vous pris par le porte-parole : “Je ne vois pas l’intérêt de voir Rousseau pour construire un programme présidentiel.” Aujourd’hui, Olivier Véran espérerait en cas de remaniement passer la main du porte-parolat et se diriger vers d’autres ministères, telle que celui de l’Éducation nationale, quand d’autres préféreraient le voir partir. Mais lui trace son chemin, rencontre les Français qui ne votent plus, abordent les sujets du quinquennat, tel que l’immigration ou fait du combat contre l’extrême droite une affaire personnelle - allant jusqu’à prochainement rencontrer les socialistes danois qui ont fait baisser de quinze points l’extrême droite en agissant sur l’intégration.

publié le 10 avril à 11h55, Orange avec 6Medias

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