Politique

LFI : la vie du député Louis Boyard en danger ? Une enquête est ouverte

© Louis Boyard, député LFI lors de la manifestation et de la grève contre la réforme des retraites à Paris, France, le 19 janvier 2023. Photo de Tomas Stevens/ABACAPRESS.COM

Samedi 11 février, une enquête a été ouverte par la justice après la publication de données personnelles de l’élu de la Nupes Louis Boyard sur des conversations Telegram assimilées à l’ultra-droite, rapporte Le Parisien.

Un député de la Nupes surveillé par l’ultra-droite ? Le samedi 11 février dernier, le parquet de Créteil a, selon des informations du Parisien, ouvert une enquête préliminaire, confiée à la police judiciaire, du fait de la publication des données personnelles de l’élu La France insoumise, Louis Boyard sur des boucles Telegram qui seraient liées à l’ultra-droite.

D’après le quotidien, la justice retient les chefs “d’atteinte à un système de traitement automatisé de données ayant pour effet d’exposer autrui à un risque immédiat de mort, de mutilation ou d’infirmité permanente” et de “divulgation d’information personnelle permettant d’identifier ou de localiser un élu public”.

Son adresse, son numéro et son email diffusés

La veille, le jeune député de 22 ans avait reçu un message lui annonçant que ses coordonnées personnelles circulaient sur les réseaux sociaux. Et en effet, les enquêteurs ont découvert que l’on pouvait trouver sur une chaîne son adresse postale, son numéro de téléphone et son adresse mail privée. Avec ceci, les enquêteurs ont pu lire des messages inquiétants tels que : “Le 94 vous savez quoi faire”.

Cette boucle Telegram, raconte Le Parisien, prétend diffuser “toute l’actualité obscurantisée (sic) par les médias mainstream”. Et ses sujets favoris sont “[l’]insécurité, [l’]immigration et démographie”. Des messages de la conversation, composée de 1 500 membres, retracent même certains trajets de Louis Boyard.

Vendredi, le député a porté plainte. Son domicile, comme ceux de nombreux élus en cette période de débats sur la réforme des retraites, fait l’objet d’une surveillance policière demandée par le ministère de l’Intérieur, soutient le quotidien.

publié le 15 février à 08h00, Orange avec 6Medias

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