Politique

Réforme des retraites : un député MoDem choque la Nupes en assimilant leur comportement au meurtre de Samuel Paty

© Niviere David/ABACAPRESS.COM

Mardi 14 février, le député Bruno Fuchs a déclaré que les comportements de la coalition de gauche, autour de la réforme des retraites, pouvaient s'assimiler à une "situation proche de celle de Samuel Paty". Des propos pour lesquels il a ensuite présenté ses excuses.

"Assassin", "imposteur", les mots forts prononcés par Aurélien Saintoul envers Olivier Dussopt, lundi 13 février à l’Assemblé nationale, en ont appelé d’autres le lendemain. En marge des discussions autour de la réforme des retraites, Bruno Fuchs, député MoDem du Haut-Rhin, a commenté de manière singulière les agissements de la Nupes, rapporte BFMTV. "On assiste depuis quelques mois à une déconstruction progressive et une transgression de toutes les valeurs républicaines. Nous sommes, toutes proportions gardées, dans une situation proche de celle de Samuel Paty, avec une incitation de leur part à commettre des actes tout à fait contraires aux valeurs de la République", a-t-il ainsi déclaré lors d’un point-presse, mardi 14 février.

"Outrage à la mémoire de Samuel Paty"

Des propos qui n’ont pas manqué de faire réagir la gauche, à commencer par Jean-Luc Mélenchon. "LREM et ses médias livrent aux insoumis une nouvelle guerre du 'mot de trop'. À présent, voici Bruno Fuchs nous accusant de préparer des meurtres comme celui de Samuel Paty. Vont-ils s’excuser à leur tour ?", a ainsi twitté le président de La France insoumise. "Des députés qui craignent et dépeignent le peuple comme une foule prête à être poussée au crime terroriste. […] Et quel outrage à la mémoire de Samuel Paty", a de son côté écrit Raquel Garrido, députée de La France insoumise. Pour Alexis Corbière, Bruno Fuchs "bascule dans l’indécence et banalise l’assassinat du professeur Paty", précisant que "tous les coups ne sont pas permis".

Plus tard dans la journée, Bruno Fuchs, invité sur le plateau de BFMTV, est revenu sur sa déclaration. "Je me suis excusé immédiatement. Nous sommes, depuis des mois, dans un climat d'invectives, de tensions, parfois de haine. (...) Il peut arriver que les expressions dépassent la pensée", a-t-il expliqué. Une expression "pas appropriée", qui traduisait, selon lui, "un climat de haine". "Entretenir ce climat, être dans la violence, peut amener certains Français à ne plus être uniquement dans l'invective verbale mais à passer à l'acte", conclut-il.

publié le 14 février à 16h04, Orange avec 6Medias

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