Politique

"Je n'y crois pas" : Bruno Retailleau catégorique sur la rumeur emmenant Gérard Larcher à Matignon

Invité de la matinale de RMC-BFMTV, mercredi 29 mai, le président du parti LR au Sénat, Bruno Retailleau, a balayé d'un revers de main la rumeur de nomination de Gérard Larcher en tant que Premier ministre, après les élections européennes du 9 juin. "Cela ne sert à rien d'avoir un nouveau Premier ministre s'il n'y a pas une nouvelle politique", a-t-il affirmé.

C'est un bruit de couloir qui se fait de plus en plus insistent ces derniers jours. Comme l'a révélé L'Express, dimanche 26 mai, l'éventualité d’une nomination du président du Sénat, Gérard Larcher, à Matignon, en cas de déroute de la majorité présidentielle aux élections européennes du 9 juin, gagnerait du terrain dans l'esprit d'Emmanuel Macron. Les deux hommes se seraient entretenus lors d'un déjeuner à l'Élysée, jeudi 7 mars, pour évoquer cette perspective.

Dans le camp des Républicains (LR), ces révélations ne manquent pas de faire parler. Invité de la matinale de BFMTV-RMC, mercredi 29 mai, le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, s'est montré explicite sur le sujet. "Je n'y crois pas", a-t-il affirmé au micro d'Apolline de Malherbe. "Ce n'est pas le récit qu'il m'a fait du déjeuner qu'il a eu avec Emmanuel Macron, dont on parle tant", a poursuivi le ténor du parti. "Gérard Larcher est un gaulliste, il respecte les institutions et il voit bien, comme beaucoup d'autres, que la macronie est aux abois et qu'ils auront la gueule de bois le 10 juin prochain", a-t-il poursuivi.

Une dissolution de l'Assemblée inévitable ?

"Quand la démocratie est bloquée, ce ne sont pas les arrangements de couloir qui permettent de débloquer le problème. Mais au contraire l'isoloir, c'est à dire la dissolution et le recours au peuple", a insisté Bruno Retailleau, plaidant pour que la majorité présidentielle tire les conséquences d'une éventuelle débâcle au scrutin européen, comme le présagent les derniers sondages. "En aucun cas une cohabitation entre Gérard Larcher et Emmanuel Macron résoudrait le problème dans la mesure où Emmanuel Macron n'est pas partageur et Gérard Larcher entraînerait avec lui 30 ou 40 députés LR", estime encore le président du parti LR au Sénat. Avant de conclure : "En clair, cela ne sert à rien d'avoir un nouveau Premier ministre s'il n'y a pas une nouvelle politique".

publié le 29 mai à 10h03, Quentin Marchal, 6Medias

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