France

Sa maison squattée, un propriétaire désespéré fait le siège devant les locaux d'une assurance à Levallois-Perret

© Panoramic (Photo d'illustration)

Cyril C., propriétaire d'une maison squattée à Toulon, doit y effectuer 250 000 euros de travaux en raison d’une procédure d’insalubrité. À la rue, sans emploi et dans l'incapacité de payer une telle somme, il a décidé de camper devant le siège de la GMF, son assureur.

Un propriétaire à la rue et en plein désespoir. C’est la situation dans laquelle se retrouve Cyril C., un quadragénaire originaire du sud de la France et dont la propriété, une maison située à Toulon, lui pose de sérieux problèmes, rapporte Le Parisien, vendredi 19 mai. Son cauchemar prend racine en 2013, lorsqu’il la loue à une famille de quatre personnes. Mais quelques temps après, la mère de famille, désormais séparée, est placée sous curatelle et les loyers n’arrivent plus sur le compte de Cyril C.

Une situation à laquelle s’ajoute la dégradation du bien. "Il commence à être squatté lorsque ma locataire est absente, il devient même un point de deal", raconte-t-il au Parisien, précisant qu’aujourd’hui "il n’y a plus de fenêtres" ni "de serrure". Tout s’accélère lorsqu’en février 2022, la maison fait l’objet d’une procédure d’insalubrité, précise le quotidien francilien. Des travaux à hauteur de 250 000 euros sont alors exigés, mais la somme est beaucoup trop importante pour Cyril C.

Faire pression sur l'assureur

Pour se sortir de cette situation, l’homme a tenté une grève de la faim à Manosque en janvier dernier, devant les locaux de son assureur, la GMF, qui refuse de payer. "Je n’ai pas mangé pendant cinq jours. Un dirigeant a fini par me dire qu’il ferait tout pour m’aider, mais il ne s’est rien passé", explique-t-il au Parisien. C’est notamment pour cette raison que Cyril C. a décidé de se rendre à Levallois-Perret, où il a planté sa tente devant le siège de l’assurance, jeudi 18 mai, avant d’être délogé dès le lendemain.

Malgré l’intervention de la police, qui l’a sommé de quitter les lieux, le propriétaire compte bien poursuivre son combat. Car après cette sombre histoire de logement, Cyril C. a perdu son travail et n’a, à l’écouter, plus rien d’autre à perdre : "Là, je n’ai plus de moyens de paiement, je suis interdit bancaire, je vis chez ma grand-mère. J’ai dormi sur la plage et dans ma voiture tout le printemps et l’été derniers, avec un budget alimentaire d’1 euro par jour". Cyril C., qui n’est plus en mesure de rembourser le prêt contracté pour l’achat de la maison, craint que celle-ci ne lui soit saisie à terme.

publié le 20 mai à 08h10, Orange avec 6Medias

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