France

Rave-party : les commerçants de Villeveyrac veulent profiter des fêtes illégales

© Pexels - Le maire de Villeveyrac veut désormais faire payer une entrée et une taxe de séjour aux fêtards.

La commune de Villeveyrac accueille malgré elle des fêtes illégales. À l’avenir, le maire veut faire payer l’entrée et une taxe de séjour aux fêtards, rapporte France Bleu Hérault.

La quiétude de la commune de Villeveyrac est régulièrement troublée par des fêtes sauvages. Sur un site protégé de 8.000 hectares, interdit à la circulation à moteur, des milliers de fêtards y organisent des événements, avec vente de boissons, nourriture et tabac, précise France Bleu Hérault.

"Il n’y a aucune raison que nos commerçants ne profitent pas, eux aussi, d’une telle affluence", estime Christophe Morgo, le maire de Villeveyrac, qui souhaite désormais faire payer une entrée et une taxe de séjour aux fêtards. "Nous ferons cela sans autorisation comme ils le font, après tout." Le maire, agacé de subir ces fêtes sauvages et les dégradations qui les accompagnent, compte ainsi faire réagir l’État.

"La prochaine fois, nous n’enverrons aucune demande. Quand nous organisons un bal, une course de vélo, il faut des autorisations à l’avance", explique l’élu. L’idée du maire n’est pas légale, en l’absence d’autorisation de la préfecture. Mais si la présence non déclarée de fêtards est surtout un problème pour l’environnement, elle ne profite pas non plus aux commerçants de la commune.

Une stratégie illégale mais payante

"On va demander à tous nos commerçants, les caves coopératives, les associations de venir sur site et vendre leurs produits", propose Christophe Morgo. "Après tout, les participants à ces raves party pourraient venir au village et faire fonctionner le commerce local."

Ce n’est pas la première fois que la commune est confrontée à des fêtes sauvages sur ses terres. En février 2023, un organisateur d’une rave-party avait été condamné à verser la somme de 6.000 euros à Villeveyrac et avait écopé de six mois de prison avec sursis, ainsi que trois ans d’interdiction de séjour dans la commune.

publié le 3 mai à 17h25, Orange avec 6Medias

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