France

Inflation : les Français réfléchissent à deux fois avant d’acheter certains produits non essentiels

Face à l’inflation, les consommateurs sont contraints de faire des choix. Les produits trop chers ou destinés à se faire plaisir en font les frais, rapporte Le Parisien.

Les asperges ? Trop chères. Le foie gras ? Aussi. Et les produits de parapharmacie ? Pareil, quand ils ne sont pas moins utiles. Non seulement les achats de produits de grande consommation ont reculé de 5 % en volume au premier trimestre 2023, mais ce recul s’est accéléré lors des deux dernières semaines étudiées (- 7,2 % et - 9,2 %). Comme le souligne Le Parisien, cette évolution s’explique par l’inflation alimentaire. Celle-ci a atteint le niveau record de 15,9 % sur un an en mars, après un bond de 14,8 % en février. Alors, les consommateurs font encore plus attention à leurs dépenses. Après avoir opté pour les produits de marque de distributeur (MDD), ils sont désormais obligés de faire des choix.

Le quotidien constate que seuls les produits dits “premiers prix” voient leur vente progresser (+ 10,8 %), en volume, sur la période étudiée. Parallèlement, les ventes de produits de parapharmacie s'effondrent (-72,3%), comme celles de foie gras (- 65,1%). Les Français achètent également moins d’asperges en conserve (- 24,5%) et moins de gants en plastique (- 24,4%). L’huile, les plats cuisinés, les pizzas surgelées et le champagne s’écoulent également moins facilement.

Les produits frais pas épargnés

L’inflation ne serait toutefois pas l’unique responsable de ce classement. Selon l’institut Circana, la fin de la crise liée au Covid-19 participerait à la chute des ventes de produits parapharmaceutiques et des gants utilisés pour faire le ménage. L’affaire des pizzas contaminées de Buitoni, en mars 2022, qui s’était soldée par la mort de deux enfants, pèse quant à elle sur celle des pizzas congelées. Hormis ces cas particuliers, les produits cœurs de repas, comme les pâtes, le riz, la farine, le sucre, tirent leur épingle du jeu contrairement aux produits non essentiels.

Comme certains produits luxueux ou même d’hygiène, “les consommateurs réduisent aussi fortement la voilure pour certains types d’alcools, comme les bières de luxe, les apéritifs et les punchs”, détaille Emily Mayer, de l’institut Circana. Celui-ci ne suit pas l’évolution de la viande et des fruits et légumes, contrairement à Kantar Worldpanel. Sa directrice marketing indique au Parisien que “sur la période du 1er janvier au 19 mars 2023, les viandes et les fruits et légumes ont reculé de 5 % en volume en l’espace d’un an, et le poisson frais de 14 %”.

publié le 17 avril à 09h20, Orange avec 6Medias

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