France

Des mutuelles de fraudeurs dans les transports

Face à l’inflation, les techniques pour faire de petites économies se multiplient. Pour les transports, certains ont trouvé un moyen de passer gratuitement : une mutuelle de fraudeurs, comme le révèle Mediapart.

Des collectifs d’entraide s’organisent en faveur des transports gratuits. Mediapart révèle l’existence de mutuelles de fraudeurs, un type d’organisation qui se répand notamment en Allemagne ou en Suède, mais aussi en France.

Le principe : chaque adhérent verse une petite somme chaque mois, et le tout est utilisé pour régler d’éventuelles amendes dans les transports en commun. Une solution particulièrement prisée par les personnes les plus précaires, devant l’inflation galopante, notamment dans les transports franciliens où l’abonnement mensuel a augmenté de 10 euros en un an.

Un modèle allemand plus abouti et plus politique

L’organisation se veut discrète, avec des échanges qui passent par messagerie sécurisée, car la prise en charge financière des amendes est passible de 45 000 euros, précise Mediapart. Et si en France, la mouvance reste discrète et peu organisée, ce n’est pas le cas en Allemagne où des fonds de solidarité rassemblent plusieurs centaines de personnes, avec une structure juridiquement solide, et même rattachée à un parti politique.

Ces fonds allemands sont d’ailleurs très engagés politiquement, en faveur des transports en commun gratuits au nom de l’urgence climatique et de la nécessité d’abandonner les véhicules individuels.

En France, cet aspect militant n’est pas encore si développé, même si plusieurs personnes interrogées par Mediapart revendiquent une part de revendication dans leur action.

publié le 25 avril à 16h23, Orange avec 6Medias

Liens commerciaux