France

Une "rivière atmosphérique" frappe la France, mais à quoi correspond ce phénomène ?

© ANDBZ/ABACA - Des inondations touchent Lorient (Morbihan) le 2 juillet 2018.

Une partie de la France va être touchée par de fortes précipitations jusqu’au milieu de semaine. La faute à une "rivière atmosphérique", un phénomène météorologique qui apporte un air chaud et très humide, selon BFMTV.

De la Nouvelle-Aquitaine aux Alpes, une partie de la France s’apprête à vivre au rythme des fortes pluies. Lundi 11 décembre 2023, Météo-France a déjà placé neuf départements en vigilance orange pour fortes pluies et crues. Les précipitations, qui balaient certains départements depuis dimanche, vont se poursuivre jusqu’au milieu de la semaine, comme l’a rapporté BFMTV. Ces importants cumuls de pluie sont le fruit d’un phénomène baptisé "rivière atmosphérique".

En Gironde, en Dordogne, en Charente, en Charente-Maritime, dans les Deux-Sèvres, dans la Creuse, en Isère, en Savoie et en Haute-Savoie, le risque de crues est jugé "important" par Météo-France. Dans les Alpes du Nord, dont les sols s’avèrent déjà saturés en eau, le cumul de pluies pourrait atteindre 150 mm, l’équivalent d’un mois de précipitations. La faute à une intense dépression venant tout droit des latitudes tropicales.

Conflit de masses d’air

Depuis plusieurs années, les météorologues utilisent le concept de "rivière atmosphérique" pour caractériser ces étroits courants d’air chaud et humide qui charrient un volume conséquent de vapeur. En progressant vers les régions tempérées, parmi lesquelles figurent l’Europe occidentale, ces bandes se métamorphosent en fortes précipitations. Ceci est le résultat de la confrontation entre un air chaud et un air froid.

Depuis plusieurs années, les scientifiques alertent sur le risque croissant d’intenses précipitations provoquées par la multiplication de ces "rivières atmosphériques". Selon le Giec (Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), une augmentation moyenne des températures de + 1,5 degré causerait des dégâts irréversibles sur la planète.

publié le 11 décembre à 18h58, Antoine Grotteria, 6Medias

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