France

Savoie : jugées trop bruyantes, les grenouilles d’une dame de 92 ans vont être délocalisées

Colette, une femme âgée de 92 ans vivant en Savoie va devoir se séparer des grenouilles qui ont élu domicile dans la marre de son jardin à cause d’une plainte de ses voisins, rapporte France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.

"Beaucoup de bruit… Pour pas grand chose." C’est ainsi que Colette Ferry résume la situation. Cette habitante de Frontenex (Savoie) est en effet la cible de l’ire de ses voisins depuis deux ans, à cause de trois petites grenouilles vertes, qui nuiraient, selon eux, à leur tranquillité, rapporte France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. "Elles font un petit peu de bruit, mais moi, je ne les entends pas. Il paraît que je commence à être sourde d'après certains voisins", raconte Colette, en riant.

Ces voisins, au nombre de quatre, sont allés jusqu’à faire un courrier à la nonagénaire, avec un duplicata envoyé au maire de la commune, lui demandant de remédier aux "nuisances apportées par la présence de grenouilles" dans son bassin. En effet, il semblerait qu’en période de reproduction (d’avril à août), ces batraciens se lancent dans une parade amoureuse bruyante, "de jour comme de nuit".

Des grenouilles présentes depuis des années

Dans cette lettre, les voisins se plaignent également des "coassements difficilement supportables à certaines heures du jour et de la nuit, car le bruit est fort et constant". Ils se plaignent ainsi de ne pas pouvoir ouvrir leurs fenêtres de nuit, ni de profiter de leur jardin à cause du bruit des grenouilles.

Pourtant, cette mare existe depuis plus de 40 ans. Colette l’a construite avec son mari lorsqu’ils ont emménagé. Et au fil des ans, des grenouilles s’y sont installées. "Une si grande affaire pour pas grand chose… Les gens ne savent plus quoi faire pour embêter le monde", déplore la dame âgée. Reste que des gendarmes se sont rendus au domicile de la vieille dame pour cette affaire.

Dans cette histoire, les voisins de Colette ont obtenu gain de cause. Ses trois petits locataires vont être retirés de la petite mare pour être déposés au lac Saint-Vital, à proximité de son domicile. "Pourquoi les enlever ? Elles reviendront après... donc ce n'est pas la peine de se bagarrer. Elles sont venues toutes seules, je n'ai pas été les chercher", indique Colette à nos confrères. "Elles reviendront, parce que c'est là qu'elles pondent. Ce n'est pas nous qui faisons la nature", ajoute sa petite-fille.

publié le 13 mai à 20h40, Orange avec 6Medias

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