France

Après des dizaines de grèves, les compagnies redoutent un "cauchemar" pendant l'été

© Pixabay - Les nombreuses annulations dues aux grèves inquiètent les compagnies aériennes.

Alors que le trafic aérien retrouve une demande presque aussi forte qu’avant la pandémie de Covid-19, les nombreuses annulations dues aux grèves inquiètent les compagnies aériennes.

On vit un cauchemar.” Les grèves continuent de bloquer une partie du trafic aérien français, avec près de 20 % de vols annulés en 34 jours de grève, “soit un jour sur trois depuis le 1er janvier 2023, 3.000 vols annulés par anticipation à la demande de l'État à Orly et 500 vols annulés à chaud”, explique Alain Battisti, président de Chalair Aviation, aux Échos.

Une situation qui inquiète les compagnies aériennes, à l’approche de la saison estivale, alors que la demande se fait de plus en plus grande. En février dernier, selon les derniers chiffres, le trafic aérien global en France était revenu à 94 % du niveau atteint avant la pandémie de Covid et tout porte à croire que l'on sera à 100 % cet été. Mais les grèves pourraient bien les couper dans leur élan.

17 % des vols en retard depuis janvier

En prévision, les compagnies demandent que des dispositions permettant d'informer en avance les passagers en cas de grève soient mises en place. Depuis le mois de janvier, plus de 17 % des vols ont été en retard à cause de l'organisation des contrôleurs aériens qui se mettent en grève, soit près d’un vol sur cinq. Quant à l’annulation des vols, certains ont dû être annulés préventivement pour rien, les menaces de grève n’ayant finalement pas été exécutées.

Afin de débloquer la situation, la Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers (FNAM) a réussi à négocier le maintien du départ à la retraite à 60 ans pour les pilotes et 59 ans pour les contrôleurs aériens. “Des discussions ont encore lieu avec l'État sur les conséquences du passage de 62 à 64 ans de l'âge à la retraite”, a déclaré la FNAM à nos confrères.

Le syndicat demande cependant à l’État de ne pas plus taxer les transports aériens, une hausse moyenne des tarifs de 15 % étant déjà observée depuis 2017, et rappelle que le domaine contribue positivement au budget de l'État pour 3,8 milliards d'euros et finance lui-même ses aéroports et ses infrastructures.

publié le 22 avril à 11h35, Orange avec 6Medias

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