Réforme des retraites : Elisabeth Borne évoque des sanctions financières pour les entreprises qui ont de “mauvaises pratiques” envers les seniors

Réforme des retraites : Elisabeth Borne évoque des sanctions financières pour les entreprises qui ont de “mauvaises pratiques” envers les seniors©Capture France 2

publié le jeudi 02 février 2023 à 22h15

Invitée sur le plateau de l'Événement, sur France 2 jeudi 2 février, la Première ministre Elisabeth Borne est revenue sur l’emploi des seniors et s’est montrée favorable aux sanctions financières pour les entreprises qui se séparent de leurs employés en fonction de leur âge.

Jeudi 2 février, la Première ministre Elisabeth Borne était l’invitée de l'Événement, sur France 2, pour parler de la réforme des retraites. Elle est notamment revenue sur l’emploi des seniors, et s’est dit choquée “que des grandes entreprises fassent des plans de départ ciblés sur les salariés au-delà de 59 ans”. 


La mise en place d’un index

Pour empêcher les entreprises d’avoir “de mauvaises pratiques” envers les seniors, la Première ministre a indiqué que le gouvernement allait veiller “à ce qu'il ne soit pas plus avantageux pour une entreprise de se séparer d’un senior avant la retraite plutôt que d’attendre que ce salarié parte à la retraite en versant une indemnité de départ à la retraite.” 

 Elle a ainsi indiqué la création d’un index senior, un indicateur qui va permettre de montrer que les entreprises assurent la formation des seniors, mais qui permettra aussi de renseigner sur la façon dont les entreprises recrutent ou se séparent des seniors.

Cet index sera mis en œuvre le 1er novembre 2023 pour les entreprises de plus de 1000 salariés, et le 1er juillet 2024 pour les entreprises de plus de 300 salariés.

"Je pense qu'on peut aller plus loin en disant que les entreprises dont l'index montre qu'elles n'ont pas des bonnes pratiques à l'égard des seniors, elles doivent mettre en œuvre un plan d'action qui évidemment sera négocié dans l'entreprise", indique-t-elle. "Et si elles ne le font pas, ou s'il n'y a pas d'effets pour corriger les mauvaises pratiques, alors il pourrait y avoir des sanctions. ”Au cours de l’échange, la Première ministre a assuré que la réforme ne ferait pas de tort aux femmes. Elle a aussi indiqué qu’elle ne souhaitait pas avoir recours au 49.3 pour faire passer sa réforme. "Je n'envisage pas cette hypothèse, je cherche des compromis sur ce texte".

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