France

Covid-19 : trois ans après, ces nombreux passagers, dont le vol annulé, ne sont toujours pas remboursés

Trois ans après l'interruption du trafic aérien pendant la crise sanitaire, de nombreux passagers bataillent pour obtenir un remboursement de leur vol annulé, explique Le Parisien. Même condamnées, certaines compagnies s'y refusent.

Trois ans après le début de l'épidémie de Covid-19 et les nombreuses restrictions qu'elle a engendrées, certains voyageurs n'ont toujours pas obtenu le remboursement de leur vol, raconte Le Parisien. Au printemps 2020, face à la situation sanitaire, les avions étaient restés cloués au sol de longs mois et de multiples vols avaient dû être annulés. Les compagnies aériennes sont aujourd’hui nombreuses à laisser des milliers de clients sans remboursement. La réglementation européenne les oblige pourtant à verser une indemnisation dans les sept jours qui suivent l'annulation, pour les vols partant ou atterrissant d'une ville de l'Union européenne, quel que soit le pays d’origine du transporteur.

"Nous observons plusieurs compagnies aériennes qui usent de tous les moyens pour échapper à leurs obligations", raconte au journal l'avocate Joyce Pitcher, qui a engagé des procédures pour près de 6 000 passagers floués, et pour une valeur totale proche de 6 millions d'euros. "Certaines contestent le fait même de rembourser, d’autres font traîner les procédures, ou mettent les agences de voyages au milieu pour complexifier les démarches", déplore-t-elle.

Même condamnée, Thaï Airways ne rembourse pas

Pour Christophe, 55 ans, client de Joyce Pitcher et en lutte contre Thaï Airways, la somme attendue est de 4 000 euros. Il les avait investis dans cinq billets à destination du Vietnam, annulés en août 2020. La compagnie ne lui a jamais donné de nouvelles, même après sa condamnation en octobre 2022. "Nous allons devoir à en arriver à engager des huissiers pour bloquer des avions sur le tarmac et les obliger à payer", annonce Joyce Pitcher. "Tant que nous n’aurons pas reçu le remboursement, nous ne pourrons pas partir à cinq", regrette quant à lui Christophe, qui n'a pas les moyens d'investir une telle somme chaque année.

publié le 17 avril à 16h10, Orange avec 6Medias

Liens commerciaux