Boko Haram : les orphelins de Dar es Salam

par euronews (en français)

Dar es Salam, un camp à perte de vue dans le paysage aride du nord du lac Tchad. Une ville de toile construite à la va-vite pour accueillir tous ceux qui ont fui la folie meurtrière de Boko Haram depuis le massacre de Baga au Nigéria voisin, en janvier. Plus de 15 000 nigérians ont trouvé refuge de l’autre coté du lac. Exécutions sommaires, décapitations, maisons bruûlées, en fuyant les massacres, ils ont tout abandonné. Parmi eux, beaucoup d’enfants, seuls.

“Il y en a qui ont vu leurs parents mourir, d’autres qui ont vu leurs parents partir sans eux, il y en a qui ont vu d’autres enfants mourir à côté d’eux, qui ont échappé de justesse à une exécution, et tout et tout, mais à cet âge-là heureusement qu’on oublie les choses très vite… Mais ils ont chacun une histoire particulière”, dit Idriss, le gérant du camp, qui a souvent sorti lui-même ces enfants du chaos, en allant les chercher sur les îles du lac où ils se cachaient. Des petits réfugiés, vivants, mais traumatisés.

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