Parlement’air - L’Info : Marie-Françoise BECHTEL – Députée apparenté PS de l'Aisne, Responsable du texte de loi sur le terrorisme

par LCP

Déclarations de Marie-Françoise BECHTEL - députée apparentée socialiste de l’Aisne, vice-présidente de la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Sur le vote de confiance de mardi :

Invitée de Brigitte Boucher sur LCP dans le cadre de Parlement’air, Marie-Françoise Bechtel a déclaré :

« Les trois chevènementistes s’abstiendront, mais largement pas pour les mêmes raisons que les frondeurs. Nous prenons acte que le Gouvernement a une politique déterminée et courageuse ; nous pensons qu’elle est sur une base beaucoup trop étroite. Le Gouvernement demande des sacrifices aux Français (…) il renonce à demander à l’Europe que l’euro voit son taux baisser de manière à permettre à reconstruire notre compétitivité (…) le taux a baissé mais pas suffisamment, l’euro est encore apprécié de 20% de trop vis-à-vis du dollar et nous perdons terriblement là-dessus à l’exportation, ce qui n’est pas le cas de l’Allemagne car nous avons une structure différente ». (…)

« Nous demandons aussi une vraie négociation sur un vrai pacte de croissance en Europe, nous demandons que l’Europe reparte économiquement. C’est la seule zone du monde qui organise sa propre récession » (…)

« Nous souhaitons plus d’investissement en Europe, et nous pensons qu’il faut le demander de la manière la plus ferme, nous ne devons plus accepter de nous faire appliquer des règles scolaires et puériles qui sont celles du Traité budgétaire, c’est-à-dire les règles d’austérité budgétaire. Nous sommes contre cela avant tout » (…)

Sur leurs différences vis-à-vis des frondeurs : « Les frondeurs ne posent pas la question européenne, moi je la trouve énorme la différence. Nous sommes d’accord avec eux sur certains points critiques, mais nous ne sommes pas d’accord pour ne pas poser en premier la question de l’Europe, ce qu’ils ne posent absolument pas » (…)

« Nous avions voté le premier vote de confiance au bénéfice du doute (…) ce qui a changé, c’est le manque de volonté du Gouvernement sur la scène européenne (…) Que faisons-nous ? Rien ».

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