Virus mutant : la crainte d'une flambée épidémique

par LCI

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Ce vendredi matin, les Bagnolais ont appris qu'un membre du personnel d'une école a été testé positif au variant anglais du Covid. "On n'a pas trop le choix de les laisser, mais on fait confiance aux personnes qui les encadrent", temporise un père de famille. Ce qui inquiète, c'est que la personne porteuse du virus mutant n'a pas voyagé au Royaume-Uni, ni fréquenté d'individu revenant de l'étranger. Alors, comment a-t-elle été contaminée ? À quel point le virus circule déjà sur le territoire ? Pour freiner la propagation du nouveau virus, il est urgent de tester les collègues de l'animateur. Et dès samedi, une campagne de tests massifs sera organisée en ville. Elle se poursuivra lundi et mardi prochain. À cette issue, chaque résultat positif sera analysé pour déterminer s'il s'agit ou non du gène anglais. Les PCR décryptent uniquement quelques fragments du virus et ne permettent pas de déceler le virus mutant. Il faut passer par le séquençage qui passe au crible l'ADN complet du virus pour faire apparaitre le gène variant grâce à une machine qui transforme le prélèvement en une suite de lettres. Sauf que cette technique est deux fois plus couteuse que le PCR et peu pratiquée en France. Alors que les Anglais pratiquent des séquençages sur 10 000 tests par semaine, nous nous donnons pour objectif d'en réaliser 50 hebdomadaires à partir de lundi prochain. "On peut s'organiser. On peut aller très vite d'ailleurs. Ça ne pose pas de problème particulier pour les laboratoires privés d'envoyer nos souches d'extraction d'ARN à des différents séquenceurs", précise le Dr François Blanchecotte, président national du syndicat des biologistes (SDB). Aujourd'hui, le laboratoire Pfizer-BioNTech a annoncé que son vaccin était efficace contre les souches anglaise et sud-africaine. Mais l'urgence à l'approche de la troisième vague, c'est de cartographier chaque nouveau gène mutant qui pourrait se développer.

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