Vaccination : une France à deux vitesses

par LCI

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Dans le Nord, des centaines de personnes prioritaires ne sont toujours pas vaccinées. À Hazebrouck, elles sont obligées de s'inscrire sur une liste d'attente. Les 350 créneaux de vaccination du jour sont tous pris. Valentin Belleval, le maire de la commune, demande ainsi plus de moyens et une vraie professionnalisation des centres pour pouvoir passer un cap dans la campagne de vaccination. À Saint-Quentin-en-Yvelines, ce ne sont pas les rendez-vous qui manquent mais les candidats à la vaccination. Au Vélodrome de l'agglomération, transformé en centre de vaccination, 150 sur les 2 500 créneaux disponibles sont restés vacants ce jeudi. Des nocturnes sont même organisées pour attirer les professionnels, les policiers ou encore les enseignants qui sont éligibles à partir de 55 ans. Jean-Michel Fourgous, président de l'agglomération, demande l'élargissement des critères.Être âgé de 55 ans au moins, un critère qui a visiblement été abandonné aujourd'hui au Stade de France. Les responsables ont procédé à leur vaccination afin de ne perdre aucune dose. Deux enseignants ont ainsi pu recevoir leur première injection du vaccin Pfizer. En Martinique, la vaccination des personnes hors critère est devenue la règle depuis ce matin. Toutes les personnes de plus 18 ans ont le droit de se faire vacciner dans les centres. C'est également le cas en Guadeloupe, en Guyane et à Mayotte. Le gouvernement fait une exception pour ces territoires français isolés où les transferts hospitaliers sont impossibles. Mais en Métropole, la vaccination des plus jeunes n'est pas à l'ordre du jour. La seule ouverture annoncée concerne les personnes obèses. Elles pourront être vaccinées dès samedi prochain.

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