Stations-service : comment sauver les pompes à essence rurales ?

par LCI

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Chaque année, plus d'une centaine de stations-service disparaissent. 60% des ventes de carburant sont réalisées par la grande distribution. Les petites structures ne font plus le poids. À Salles-Curan, dans le département de l'Aveyron, pour assurer sa survie, le pompiste est aussi garagiste. Il a investi 40 000 euros dans un distributeur en libre-service, 24 heures sur 24."On a doublé notre chiffre d'affaires en mettant l'automate. Personne n'y croyait. Et on l'a fait, ça a bien fonctionné. On vend beaucoup de carburant la nuit, et il y a beaucoup de gens qui ont pris l'habitude de venir faire le plein chez nous parce qu'ils savent que c'est en permanence ouvert", confie Jacques Vaysse, dirigeant associé du garage "Pareloup Automobiles".Innover pour survivre, certains sont prêts à se lever tôt pour y parvenir. Il est six heures et une station de Bassoues, dans le département du Gers, n'est pas encore ouverte. Mais le gérant est déjà aux fourneaux : il se considère plus boulanger que pompiste. Avec sa campagne, ils ont décidé de développer l'activité. On trouve à leur station du carburant, mais aussi de la viennoiserie, des produits régionaux et la presse locale.

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