Rolling Stones : l’expo qui donne satisfaction

par LCI

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“On arrive dans l’appartement d’Edith Grove”, explique Philippe Manœuvre, un critique rock. Et presque sans provocation, on pouvait parler de taudis. Seulement, c’est ici et pas ailleurs, en bordure de Chelsea à Londres, que naît le mythe. “Le premier appartement que les Stones partagent ensemble. Vraiment, un appartement pas cher. C’est Mike Jagger qui paye le plus souvent, les autres essaient de contribuer. Ils n’ont pas l'argent pour manger, ils vont piquer de la nourriture dans les magasins”, poursuit le critique rock. Nous sommes en 1962, et il faut s’abstraire de ce cadre désolant pour se concentrer sur ce qui s’y passe : l’ébauche d’un nouveau son en écoutant des 33 tours des bluesmen américains. “Qu’est-ce qu’ils font les deux guitaristes Keith Richards et Brian Jones ? Ils écoutent les disques et les ralentissent à 16 tours pour voir comment fait le guitariste. Et ils essaient de rejouer ça. Et là, tous en boîte, il y a le son Rolling Stones”, raconte Philippe Manœuvre. Bien sûr, il est à l’époque impossible de se projeter 60 ans plus tard, avec des bouilles vieillies, mais une énergie intacte, de ceux qu’on a consacré depuis longtemps “meilleur groupe de rock au monde”. C’est cette histoire qu’on va vous raconter à Marseille, au stade Vélodrome. Une ville jugée “assez rebelle” par Mike Jagger pour accueillir leur premier concert français en 1966. Et qui renaît avec cette exposition et quelques objets mythiques. Tout pour servir des musiciens qui ont été les premiers à oser jouer dans les stades avec des tenues toujours plus extravagantes. Une révolution musicale à revivre en treize salles, des premiers enregistrements dans le mythique Studios Olympics reconstitué à l’un de leur dernier concert donné gratuitement à Cuba en 2016.

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