Restrictions sanitaires : des premiers résultats ?

par LCI

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Ce lundi soir, le professeur Jérôme Salomon a martelé un message de prudence. "Le pic de l'épidémie est devant nous. La deuxième vague progresse toujours", a déclaré le Directeur Général de la Santé (DGS). Pourtant, le chef de service à l'hôpital Lariboisière (AP-HP) de Paris se montre rassurant sur certains indicateurs comme le nombre de patients en réanimation. Selon le professeur Bruno Megarbane, il y a un certain ralentissement des demandes d'admission en réanimation depuis deux ou trois jours.On ne peut pas pour autant parler de baisse des hospitalisations pour Covid-19. Il s'agit plutôt de l'amorce d'un plateau depuis le début du mois en Île-de-France. Et cet infléchissement ne se vérifie pas partout. En Auvergne-Rhône-Alpes par exemple, les hospitalisations poursuivent leur hausse. Le nombre de patients Covid-19 à l'hôpital y a été multiplié six en seulement un mois.Mais, pourquoi le ministre de la Santé a évoqué hier d'un frémissement de l'épidémie ? Pour comprendre cette déclaration d'Olivier Véran, il faut regarder un indicateur: le nombre de personnes qu'un seul malade du Covid-19 contamine. Le 22 octobre dernier, le fameux R0 s'élevait à 1,48 en moyenne sur tout le pays. Il est désormais en baisse dans toutes les régions.Alors, faut-il y voir les premiers effets du confinement ? Dix jours après son entrée en vigueur, il est encore un peu tôt pour le dire. Lors du premier bouclage général au printemps dernier, il a fallu attendre trois à quatre semaines pour voir les courbes des hospitalisations et des réanimations baissées. Le gouvernement a donné rendez-vous en fin de semaine ou début de semaine prochaine pour faire un bilan du reconfinement et annoncé si besoin des mesures complémentaires.

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