Réseaux sociaux : les agressions filmées inquiètent

par LCI

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Sidération ce matin devant le collège Saint-Rémi à Reims. L'agression filmée d'une élève de troisième est dans toutes les têtes. À la sortie des cours, ses camarades évoquent un règlement de compte qui a débuté sur Internet avant de dégénérer. Les images postées sur les réseaux sociaux ont été partagées plusieurs centaines de fois. La victime est toujours à l'hôpital et sa famille a porté plainte. Devant les grilles, les autres parents de l'établissement sont encore sous le choc. "Ce que je ne comprends pas, dans la vidéo on voit des gens qui sont présents. Personne ne réagit". L'autre présumé de l'agression, âgé de 13 ans, a été placé en garde à vue ainsi qu'un adolescent qui a filmé la scène.Cette pratique porte un nom : le happy slapping ou vidéo-lynchage. Valentin en a été victime il y a huit ans. Pour la première fois, il accepte d'évoquer devant nos caméras ce traumatisme. "Gratuitement, un petit groupe de collégiens sont venus me mettre par terre, me taper, filmer et poster la vidéo sur Facebook". Le jeune homme confie avoir été la cible de moqueries, de harcèlement durant une grande partie de sa scolarité.Les chefs d'établissement sont impuissants face à cette violence. "Vous avez aujourd'hui un enfant de 11 ans qui a un téléphone portable, qui peut avoir accès au monde extérieur sans contrôle. Ces situations sont vraiment difficiles", déplore Radouane M'Hamdi, proviseur du lycée André Boulloche de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis). La diffusion de vidéo d'agression est passible de cinq ans d'emprisonnement. Mais les agresseurs, souvent mineurs, sont rarement condamnés. Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 20H du 09/09/2020 présenté par Gilles Bouleau sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 20H du 9 septembre 2020 des reportages sur l'actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.

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