Reprise économique : ces secteurs qui manquent de bras

par LCI

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Dans ce village-vacances à Marseille, 350 clients sont attendus cet été. Mais 21 postes saisonniers sont encore à pourvoir. "Il nous manque deux barmans sur ce bar. La barmaid qui était là avec nous depuis un an et demi est partie cet hiver à cause du covid. Elle a fait une formation pour entrer dans la banque", regrette Laurent Lebret, directeur du site "Villages Clubs du soleil" - Marseille (Bouches-du-Rhône). Le manque de personnel entraîne inévitablement une baisse des chiffres d'affaires. Le manque à gagner pourrait atteindre 40 000 euros pour cet établissement. C'est la première fois de sa carrière qu'il a autant de mal à recruter.L'hôtellerie et la restauration font partie des secteurs en mal de candidats. Pour compenser le manque de personnel, les salariés doivent travailler plus et faire des heures supplémentaires. C'est le cas notamment cette femme de chambre, qui assure aujourd'hui le travail de deux personnes. "On finit plus tard, on doit commencer plus tôt. On fait plus de travail. On est plus fatiguée", se plaint Mariame Chadhouli, employée de collectivité "Villages Clubs du soleil" - Marseille (Bouches-du-Rhône).En moyenne, il faut un mois et demi pour trouver la bonne personne. Olivier Beurton, gérant de l'entreprise P.C.E.P., cherche deux plombiers depuis déjà deux mois. Il déplore le manque d'attractivité du bâtiment. "Les gens se détournent de l'artisanat et du bâtiment en particulier. Mais les salaires peuvent être attractifs. Je suis prêt à embaucher quelqu'un entre 2 200 et 2 500 euros en fonction non pas forcément de sa qualification ni de son âge, mais de ses compétences, de ce qu'il est capable de faire".

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