Qu'est-ce que le virus de Marburg qui inquiète l'Organisation Mondiale de la Santé en provoquant une fièvre hémorragique très virulente ?

par Jeanmarcmorandini.com

La Guinée a identifié un premier cas de maladie à virus de Marburg. C'est la première fois que celle-ci se déclare en Afrique de l'Ouest. La maladie à virus de Marburg est une fièvre hémorragique très virulente et dangereuse pour l'homme. Son taux de létalité avoisine les 50%. Lors des dernières épidémies, il a oscillé entre 24% et 88% en fonction de la souche virale et de la réponse épidémique.

Cette maladie a été découverte pour la première fois à Marburg (Allemagne) dans les années 60. Des chercheurs sont subitement tombés malades, alors qu'ils travaillaient sur un vaccin à base de cellules de singes. Ils sont considérés comme les premiers cas de maladie à virus de Marburg.

La maladie à virus de Marburg est plutôt difficile à identifier, car les symptômes sont proches de ceux des autres maladies tropicales, comme Ebola ou le paludisme.

La maladie se déclare très soudainement avec une forte fièvre. Le patient peut aussi avoir des maux de tête intenses, et parfois des malaises. On estime que la maladie à virus de Marburg provient initialement des chauves-souris. Elles l'ont ensuite transmise à l'homme.

La contamination d'un autre humain par une personne infectée se fait via les fluides corporels tels que le sang, le sperme ou l'urine. Pour l'instant, les cas de maladie à virus de Marburg sont surtout présents en Afrique.

Des flambées épidémiques ont été déclarées en Afrique du Sud, au Kenya ou en Ouganda, mais c'est la première fois que le virus est détecté en Afrique de l'Ouest. Il n'y a - pour l'instant - aucun traitement ou vaccin contre la maladie à virus de Marburg. Les personnes infectées se soignent en s'hydratant beaucoup, et en traitant des symptômes spécifiques.

L'apparition de cette maladie en Guinée n'est donc pas à prendre à la légère.

Des équipes de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont déjà été envoyées sur place. Elles estiment que le risque d'une propagation à l'échelle mondiale est faible. En revanche, le virus pourrait circuler au niveau régional, car les frontières du Libéria et du Sierra Leone sont proches.

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