Procès Jonathan Daval - Voici résumée en 90 secondes la journée d'hier avec les moments forts avec la réaction de la famille d'Alexia

par morandini

Lundi, au premier des cinq jours de ce procès hors norme, ils ont d'ores et déjà annoncé leur volonté d'interpeller leur ancien gendre, aujourd'hui âgé de 36 ans et qu'ils ont longtemps considéré comme un fils. "Je vais lui poser des questions, je vais lui demander le pourquoi, pourquoi toute cette horreur ?", a lâché Mme Fouillot sur les marches du tribunal judiciaire de Vesoul, à l'issue d'une première journée très éprouvante.

L'occasion pour les parties civiles de continuer à déployer les thèses qu'ils distillent depuis plusieurs jours dans les médias et, depuis lundi, aux jurés : selon elles, Jonathann a cherché à empoisonner sa femme en lui administrant, sur une longue période et à son insu, des médicaments. Comble de l'horreur : il l'aurait également violée après son décès, ont-ils avancé lundi.

Aucun de ces éléments n'a toutefois été validé par l'enquête, qui n'a retenu que des faits de meurtre sur conjoint, sans préméditation.

"On agite des épouvantails. Il n'y a aucun élément sérieux pour alimenter les thèses qui sont agitées par les parties civiles", a réagi l'un des avocats de la défense, Me Samuel Estève, qui juge l'hypothèse du viol "surréaliste" et "absurde".

"Effectivement, il y a des faits pour lesquels (Jonathann) n'est pas poursuivi, mais on ne doit pas faire l'économie d'informer la cour et les jurés de tout ce qui entoure le meurtre d'Alexia", a estimé l'un des conseils des parties civiles, Me Caty Richard.

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