Pillages archéologiques : le fléau des détecteurs de métaux

par LCI

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C'est l'un des 100 000 passionnés en France. Avec un détecteur de métaux et une pioche, les détectoristes partent à la chasse au trésor. On les voit souvent dans les champs, sur les plages. Le principe, quand le détecteur sonne, il faut creuser, parfois pour rien. Mais l'activité est souvent illégale.Nous avons protégé l'identité du détectoriste que nous avons suivi, car pour chercher des objets archéologiques, il faut une autorisation préfectorale qu'il n'a pas. Autre règle en France, quand on trouve ce type d'objet, il faut prévenir la mairie. Mais comme beaucoup de passionnés, ses découvertes, il ne les a pas toujours signalées.Clé romaine en fer, pointe de carreau d'arbalète... Selon le détectoriste, ces objets sont répandus. Voilà pourquoi il ne les a pas déclarés. "Il n'y a pas vraiment d'intérêt vu que c'est un objet qui est assez connu. À l'époque de l'Âge du bronze, c'est limite un objet commun", explique-t-il.L'État a durci les règles, car ces dernières années, les fouilles clandestines se sont multipliées. À 400 kilomètres de là, un site a été pillé. Chaque objet volé est un indice de perdu sur le lieu. "Ce sont des éléments capitaux dans la compréhension, dans le fonctionnement d'un site archéologique. C'est une véritable catastrophe scientifique. Mais ça, malheureusement, les détectoristes ne veulent pas l'entendre", regrette Frédéric Maksud, archéologue ingénieur.

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