Pendant que Cannes fête le cinéma, la fréquentation des salles ne remonte pas

par LeHuffPost

CINÉMA - À Cannes, il n’y a pas que le célèbre Palais et son fameux Grand théâtre Lumière qui vit au rythme du festival à la mi-mai. Des “petits cinémas” sont occupés par le marché du film, où les professionnels du monde entier viennent visionner des œuvres avant d’en acquérir les droits.

Parmi eux, “Les Arcades” et “L’Olympia”. Deux cinémas situés à quelques centaines de mètres seulement du Palais des Festivals et qui accueillent pendant 12 jours des centaines de séances. “On a jamais eu autant de monde même avant le Covid”, se réjouit Cédric Pérez, 26 ans, et gérant par intérim de l’Olympia depuis décembre 2021. Son cinéma, qui compte neuf salles, accueille au total plus de 350 séances. Un rythme frénétique, bien loin de la fréquentation habituelle, comme il l’explique dans notre vidéo en tête d’article.

Le coup d’arrêt avec la pandémie

À Cannes, comme dans les autres salles en France, on peine à retrouver des niveaux de fréquentation d’avant pandémie. Près d’un Français sur deux (48%) confie être retourné moins souvent au cinéma depuis la réouverture des salles, selon une étude du CNC dévoilée ce lundi 23 mai.

Parmi les causes évoquées par cette étude, la perte d’habitude des Français après de longs mois de fermeture, notamment pour un public plus âgé. Le prix des billets est aussi évoqué par le public, à l’heure ou une place de cinéma coûte bien souvent l’équivalent d’un mois d’abonnement à une plateforme comme Netflix ou Disney+. D’ailleurs, la “préférence à regarder un film sur un autre support”, est l’une des autres raisons majeures qui pousse les spectateurs à bouder les salles obscures.

Laetitia Mazeran est bien consciente de cette “chance” de bénéficier du public du Festival. Celle qui gère le cinéma “Les Arcades” depuis 12 ans confie elle aussi qu’en-dehors de ces deux semaines, la fréquentation est en baisse dans son établissement. “On trouve des solutions et nous arrivons à équilibrer avec une forte augmentation du public scolaire”, assure-t-elle, précisant que 2000 à 3000 élèves supplémentaires venaient chaque mois désormais dans ses trois salles.

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