Pascal Obispo lance sa propre plateforme musicale

par LCI

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Obispo en solo, c'est le dernier pari du chanteur-compositeur. Plus de maisons de disques, plus de plateforme de streaming, il vient de créer sa propre application. Une agrégation de toutes ses productions depuis ses débuts : concerts inédits, podcasts, et même musiques de relaxation. Obispo promet des nouveautés chaque semaine sur abonnement pour 5,99 euros par mois. Une autonomie qui a déjà tenté pas mal d'artistes. On se souvient de Prince, de la jeune chanteuse Taylor Swift ou en France de Jean-Jacques Goldman et Francis Cabrel, tous résolus à boycotter des plateformes pour leur trop petite rémunération. En 2020, ils sont tous revenus sur leurs décisions. Difficile de se passer de ces 300 millions d'utilisateurs, alors que le numérique dépasse désormais définitivement les ventes d'albums physiques.Et pourtant, Internet continue à faire frémir les appétits d'indépendance dans tout le secteur culturel, avec parfois de belles histoires. Sonia Dagotor, auteure de romans, possède sa chaîne YouTube pour nous faire rentrer dans les coulisses de l'écriture de son dernier livre. Un septième roman en auto-édition pour une jeune femme qui vit aujourd'hui de sa plume. "En 5 mois, j'ai écrit mon roman, et 15 jours plus tard, il était en vente sur toutes les plateformes. Très simple et assez rentable puisque sur un e-book vendu, l'auteur va toucher 70%. Alors que si on est dans une maison d'édition, sur un livre numérique, c'est plutôt de l'ordre de 10%", explique-t-elle. Mais Sonia Dagotor n'a pas résisté quand les éditions du Cherche Midi sont venues la chercher, elle a signé. Car avoir une communauté de lecteur ne suffit pas toujours, comme l'histoire de Stephen King, l'homme aux 60 romans et 350 millions d'exemplaires vendus. Pierre Dutilleul, président du syndicat national de l'édition (SNE), a rappelé que Stephen King a produit, diffusé, promu seul un de ses livres, mais resté seul. "Un auteur est fait pour écrire, pas pour fabriquer, diffuser, promouvoir et faire tous les métiers de l'éditeur à la fois", estime-t-il. Faire cavalier seul semble aussi compliquer dans le monde du cinéma. Le film "Demain" sorti en 2015 est l'un des seuls à avoir vu le jour grâce au financement participatif. Et c'était pour un quart seulement de son budget.

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