Ouvrir à tout prix : des commerçants contournent le confinement

par LCI

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Julien Moulie est un fleuriste, et comme tous les autres, il n'a pas le droit d'ouvrir la porte de sa boutique. Il doit se limiter au click and collect. Alors, pour contourner cela, il a trouvé une astuce. Entre les anémones, les renoncules et les roses, désormais, il vend de la nourriture pour animaux. Puisqu'il joue le jeu à fond, dans le magasin, sont maintenant hébergés canard et poule. Le tout à 100 mètres de l'Assemblée nationale. Mais a-t-il vraiment le droit ?A priori, il a le droit, puisqu'il vient de faire modifier son Kbis, c'est-à-dire l'activité de son entreprise. Fleuriste, il a officiellement ajouté grainetier. Si on regarde le décret du 29 octobre, l'article 37, le commerce de graines fait partie des activités autorisées essentielles. Les spécialistes que nous avons contactés précisent quand même que l'activité ajoutée soit connexe, proche de ce que l'on fait déjà. Un libraire peut difficilement commencer à vendre des coquillettes, et s'il le fait, il ne pourra pas vendre le moindre livre. Mais qu'importe, Sylvie Scotti, responsable du magasin "Album de famille" à Saint-Malo a décidé de faire un dépôt de pain. Un moyen selon de se manifester sur les mesures sanitaires imposées. Elle laisse donc son commerce ouvert, ce qui est interdit et accueille ses clients sur rendez-vous.

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