Muguet : un brin d'espoir pour tous

par LCI

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Tôt ce matin à Montreuil, le muguet recouvrait les stands. Des vendeurs à la sauvette, en passant par la Protection civile, jusqu'au Parti communiste, chacun proposait les petites clochettes blanches, emblème du 1er mai. Pour le PCF et ses partisans, le muguet, c'est tout simplement un acte militant. Pour d'autres, c'est l'occasion d'un petit cadeau. "C'est pour ma femme et mes filles".L'an dernier, crise sanitaire oblige, la vente de muguet avait été interdite. Elle est de nouveau autorisée, avec un prix stable autour de 1,50 euros le brin. Son commerce est soumis à une grande règle : pas plus de six personnes par étalage. "On a mis à disposition une boite de masque et du gel hydroalcoolique pour désinfecter les mains", détaille Julien Dumon, de la protection civile.Chaque année, 60 millions de brins sont vendus en France. L'industrie du muguet se concentre dans la région nantaise. Pour Eric Harrouet, le muguet représente 20% de son chiffre d'affaires. Cette année, il en a produit à lui seul 2,5 millions de brins. "Le marché de la fleur se porte super bien. Les gens ne voyagent plus, ne vont plus au cinéma ni aux restaurants. Aujourd'hui, ils se font plaisir avec de la fleur. J'espère que ça va perdurer".Ce plaisir est notamment le fruit de petites mains. Le muguet crée des emplois, au moins saisonnier. Ici, 400 jeunes ont été employés à la cueillette. Un beau geste de la part d'une petite fleure, symbole de la fête du travail.

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