Malaise à l’hôpital : «Les collègues viennent nous voir pour savoir comment démissionner»

par Le Parisien

Philippe Tricaud, infirmier-anesthésiste à l’hôpital pédiatrique Robert Debré et représentant du personnel pour Sud-Santé, a l’impression de revivre les nuits sans sommeil de la première vague de Covid-19. « Pendant cette période, je ne dormais pas bien, 3 ou 4 heures par nuit, et là ça recommence. Je me réveille n’arrive plus à me rendormir, ça tourne en boucle, ça stress. » Comme lui, Virginie Seguin, infirmière à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière et représentante SNPI, reconnait être inquiète par le regain de cas de Covid-19 à Paris et en Ile-de-France.Depuis la première vague, les deux infirmiers craignent surtout la fatigue qu’ils ont accumulée et  l"e peu de manque de moyens" déployés pour accueillir les patiens Covid. « Si vous voulez que je prenne bien soin des patients, il faut que je prenne soin de moi, que je prenne du repos », explique Virginie, qui espère ne pas à avoir à reporter ses congés. L’autre préoccupation des infirmiers : le nombre grandissant de démissions chez leurs collègues infirmiers de l’hôpital. « Pour ceux qui restent, ça va être difficile, surtout, combien de temps vont-ils tenir s’il y a un afflux massif de patients ? », s’interroge Philippe Tricaud.

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