Le parti pris de Caroline Fourest : manifestations, aux origines de la violence

par LCI

  • info

Samedi 1er mai vers 18 heures, quelques dizaines de manifestations ont tourné leur colère vers les membres du service d'ordre de la CGT débordés. Les camions du syndicat ont été vandalisés. Tout cela s'est passé à la place de la Nation à Paris : la destination traditionnelle des défilés de la Journée du Travail depuis 70 ans. Les radicaux ne font plus jamais de distinction entre les forces de l'ordre et les syndicats traditionnels.Pour la journaliste, essayiste et réalisatrice, Caroline Fourest, ces violences montent depuis plusieurs années. Elles n'ont pas attendu la crise sanitaire pour diviser les luttes. Cela devient de plus en plus difficile d'assister à un mouvement social, à une manifestation sans que ça dérape. Ça dérape dans les manifs de droite, de gauche, dans les manifs ni droite ni gauche, comme les Gilets jaunes. Ça dérape tellement que la police a du mal à s'adapter. La doctrine des forces de l'ordre n'est plus adaptée. Cela donne parfois des carnages qui font que de plus en plus d'activistes se politisent dans le sentiment que la police est une bande rivale avec laquelle il faut s'affronter. Nous sommes dans une époque où on ne peut plus rien encadrer, où on ne peut plus compter sur la force traditionnelle ni des partis ni des syndicats, ni de la politisation pour organiser une revendication.Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.