Le parti pris de Caroline Fourest : islamo-gauchisme, quelle réalité ?

par LCI

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La ministre de l'Enseignement supérieur a déclenché une polémique en dénonçant l'"islamo-gauchisme" qui toucherait, selon elle, la société française et notamment les universités. Confrontée à des appels à la démission, Frédérique Vidal a confirmé le maintien de l'enquête demandée mardi au CNRS. Elle souhaite que l'organisme scientifique réalise "un bilan de l'ensemble des recherches" qui se déroulent en France afin de distinguer ce qui relève de la recherche académique et ce qui relève du militantisme. Pour la journaliste, essayiste et réalisatrice Caroline Fourest, aujourd'hui à l'université, il y a vraiment une montée, une domination de la part d'une certaine pensée, d'un certain courant. Dans les cours des coloniaux sur le genre, il n'y a qu'un certain féminisme qui est enseigné, qu'un certain antiracisme plutôt identitaire, plutôt sectaire, plutôt censeur. C'est un problème qu'il y ait aucune thèse, aucun travail au CNRS sur cette réalité idéologique. Il se trouve qu'il y a beaucoup de gens qui travaillent sur cette gauche radicale pro islamiste. Le terme a été forgé par Pierre-André Taguieff pour désigner ces alliances qui ont été passées entre certains groupes d'extrême gauche et certains groupes d'islamistes au moment de la seconde Intifada. Mais il faut savoir que bien avant, il y avait déjà ces alliances en Iran, en Egypte, au Liban... Ces passerelles ont en fait toujours existé, même en France. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.

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