Le dispositif de sécurité autour d’Emmanuel Macron est-il suffisant ?

par LCI

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Lorsqu'il sort de son véhicule, Emmanuel Macron surprend tout le monde, à commencer par son propre service de sécurité qui lui coure après et qui arrive trop tard. Le président est giflé. Tout est donc allé très vite. Trop vite pour les six membres de sa garde rapprochée. Le colonel Denis Roux est l'ancien chef de la sécurité des présidents François Mitterrand et Jacques Chirac. Selon lui, c'est cette sortie improvisée qui a mis en difficulté les services d'ordre. Mais il y a un autre problème selon lui, l'absence visible des forces de l'ordre près des barrières, avant l'arrivée du président. Elles étaient pourtant là, une quinzaine au total. On les voit d'ailleurs intervenir juste après l'incident. Effet en tout cas immédiat sur la suite de la visite. Dans les rues de Valence, des barrières et des gendarmes en nombre pour laisser la foule à distance. Un dispositif plus proche de la normale et contrairement à la fin de matinée, il y a également des agents de sécurité et des policiers en civil à l'intérieur.La doctrine française en matière de protection des présidents est plus souple que dans d'autres pays. Aux États-Unis par exemple, c'est le "secret service", le service de sécurité qui décide et qui a le dernier mot. "C'est vraiment tout un système, et le président doit rentrer dans le système. C'est un élément du système, alors qu'en France, c'est tout l'inverse. Le système s'organise autour du président", regrette Alain Le Caro, ancien président du GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République). L'histoire a d'ailleurs montré dans ce pays que le danger est bien réel. Quatre présidents ont été assassinés.

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