L'hôtellerie-restauration en quête de personnel

par LCI

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Emmanuel Sailer, directeur général associé du restaurant "Le Grand réfectoire" à Lyon, apprend une fois de plus la démission d'un de ses salariés. C'est le neuvième à le lâcher à quelques semaines de la réouverture. Comment l'expliquer ? Selon ce patron, "ils ont eu la possibilité d'expérimenter d'autres métiers de vente en boulangerie, en épicerie fine, qui sont restés ouverts pendant les périodes de confinement. Et ils ont été appâtés par des salaires presque similaires avec des horaires plus faciles".Peggy Gasté, gérante de cinq restaurants à Paris, a perdu 10% de ses salariés. Toutefois, elle a la possibilité de répartir ses équipes selon les besoins de chacun de ses établissements. "On a fait un point sur le premier planning, c'est-à-dire avec l'ouverture de 8h à 21h, juste en terrasse, donc ça veut dire une petite équipe. Puis un deuxième planning avec l'ouverture en juin avec une jauge à 50% l'intérieur, donc chaque établissement va demander un nombre de personnel en cuisine".Le manque d'effectif touche aussi les géants du secteur. Ce leader de l'hôtellerie-restauration anticipe un pic de réservation de 200% pour l'été. "Ce qu'on peut faire très concrètement, c'est communiquer sur les offres, pousser sur les réseaux sociaux les offres d'emploi, accompagner nos propriétaires dans leur campagne de recrutement", explique Maud Bailly, directrice générale Europe du Sud d'Accor. En ce moment, 100 000 postes sont à pourvoir dans toute la profession.

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