Enquête sur les dessous des décharges sauvages et les communes qui le combattent

par LCI

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En Île-de-France, Guy Paris, le maire (DVD) de Sagy, a fait installer neuf barrières anti-intrusions sur les chemins forestiers de sa commune. Ce lundi matin, il est venu constater quatre mètres carrés déversés sur le seul sentier non protégé. Les gendarmes, eux, cherchaient des indices au milieu des morceaux de moquette et des pots de peinture. De son côté, la ville d'Aix-en-Provence a déployé les grands moyens pour aider les enquêteurs qui se sont attaqués à cent mille mètres carrés empilés un peu partout le long d'une départementale. Le site de sept hectares est surveillé par une caméra longue portée et un drone y effectue trente minutes de vol par semaine, en plus des patrouilles de police au sol.Pour Jean-Philippe Dugoin-Clément, vice-président de la région Île-de-France, il faut durcir la loi pour la rendre plus dissuasive. À Vernouillet dans les Yvelines, la commune dépense chaque année 70 000 euros pour nettoyer les champs et les parcelles boisées. Le maire, Pascal Collado, se sent impuissant face à une justice qu'il estime être un peu laxiste. Dans certaines communes, les décharges sauvages sont devenues un business lucratif. C'était le cas à Puiseux-Pontoise. Durant six mois, des personnes vivaient le long d'un chemin dans une caravane et faisaient entrer des camions en toute illégalité, moyennant cinquante euros.

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