Elle a aidé un migrant "par amour" et risque la prison

par euronews-fr

Leur histoire est digne d'un film : un migrant iranien réussit à rejoindre clandestinement l'Angleterre grâce à l'aide d'une ex-sympathisante d'extrême-droite, qu'il a rencontrée alors qu'il vivait dans la "jungle" de Calais.

Leur romance se retrouve aujourd'hui devant la justice, mais Béatrice Huret est seule au tribunal. La Française de 45 ans est jugée comme "passeuse" de migrants. Elle avait acheté le bateau qui avait permis à Mokhtar et à deux de ses compatriotes d'effectuer la traversée de la Manche. Elle ne regrette rien, car elle a agi, dit-elle, "par amour" :

_"Je suis ici pour assumer mes actes, je sais ce que j'ai fait et je les assume parfaitement. Le fait d'avoir acheté un bateau, de les avoir mis à l'eau, de les avoir transportés à la plage", a-t-elle déclaré à son arrivée au tribunal.

Le ministère public a loué sa "solidarité" et requis un an de prison avec sursis, alors que la peine encourue est de dix ans de prison. La seule crainte de Béatrice : ne plus pouvoir retrouver Mokhtar qui a obtenu un permis de travail dans le nord de l'Angleterre.

Début du procès de Béatrice Huret, tombée amoureuse d'un migrant de Calais https://t.co/sVif4v9ouY pic.twitter.com/KL3H9BdQ5F- Libération (@libe) 27 juin 2017

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