Dr Kierzek sur les autotests : “C’est une solution pour pouvoir sécuriser et d’une manière préventive, dépister les gens qui n’auraient pas de symptômes”

par LCI

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Les autotests, d’après les explications de Dr Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l'hôpital Hôtel-Dieu (AP-HP) à Paris et consultant TF1-LCI. : “Ce sont des tests rapides. On connaît tous la PCR, ça part en laboratoire, le test antigénique est fait à la pharmacie. Et là, c’est un autre rapide. On n’a pas besoin de professionnel de santé. C’est à partir, soit d’un peu de salive, soit d’un prélèvement nasal, mais juste avec un petit coton-tige. Et on a le résultat en quelques minutes”. À lui d'ajouter que “ça coûte quelques euros, 3 à 4 euros. Et, ça a une sensibilité relativement correcte. Certains tests ont même une sensibilité supérieure à 90%. Donc, c’est clairement une solution, une clé pour pouvoir sécuriser et d’une manière préventive, dépister les gens qui n’auraient pas de symptômes, par exemple”. “Les Etats-Unis, tous nos voisins européens sont équipés. L’Allemagne, l'Angleterre, le Pays-Bas en ont”. Notre consultant a précisé : “L’Allemagne a même pour objectif que tout le monde puisse se tester au moins une fois par semaine. Parce que c’est ça l’avantage, à coût équivalent à une PCR, vous pouvez faire des tests beaucoup plus rapprochés et on peut les faire tout seul. Donc, c’est vraiment une clé pour sécuriser”. “La Haute autorité de santé a donné quasi un feu vert le 15 mars pour certains tests. On attend, c’est bloqué au ministère. Mais c’est sûrement pour la réouverture des écoles notamment, quelque chose d’extrêmement important”. Selon le ministre de la Santé, Olivier Véran qui disait encore ce vendredi matin que ce n’était pas très fiable, Dr Kierzek répond. “Le test est fiable. Après, il y a un problème de prélèvement. C’est soit un prélèvement de salive, soit on gratte un peu le nez, mais ce n’est pas du tout un grand coton-tige comme on l’a tous vu. Donc, c’est vraiment quelque chose qui peut quand même, s’il est répété, être fiable. Evidemment, il doit être évalué. Là, je dois dire que c’est une décision politique du ministre de la Santé”. Et de conclure, “Je ne vois pas comment on pourrait refuser alors que tous nos voisins, la Suisse, notre voisin immédiat, est en train de mettre en place de manière très large ces autotests”.

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