De l'or dans les doigts : à la rencontre d'un marbreur sur papier

par LCI

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En un instant, la surface de l'eau s'embrase. Dans le calme d'un atelier du 20e arrondissement de Paris, il reproduit les gestes des anciens. Son art, c'est le papier marbré. "Ça vient d'Istanbul. Je suis pratiquement tombé amoureux de ce métier-là dès que je l'ai découvert", confie l'artisan.Que ce soit pour des motifs anciens, typiques du XVIIIe siècle, ou pour d'autres plus récents, Baykul opère en virtuose. C'est un savoir-faire hypnotique et minutieux. Une fois que le geste est exécuté, il est impossible de revenir en arrière pour corriger. "C'est hasardeux, parce qu'on projette les couleurs et on ne peut pas tout contrôler. Mais après, il faut savoir à quel endroit mettre une couleur et comment l'étirer", explique-t-il.La collection de Baykul est composée de milliers de papiers marbrés. On les imagine volontiers déclinés en papiers peints ou transposés sur des foulards en soie. Lui, il a fait le choix du livre ancien. Il collabore avec des bibliothèques ou des relieurs d'art. Il travaille sur papiers traditionnels et c'est un gage de qualité.

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