Cyberharcèlement : comment les auteurs de menaces sont-ils identifiés ?

par LCI

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Mercredi à Reims, un collégien de 14 ans a poignardé un camarade. Selon les élèves du collège, l'auteur est victime de harcèlement sur les réseaux sociaux. Il a choisi de se venger. Meurtre, suicide... Voilà les situations extrêmes auxquelles peut mener le cyberharcèlement. Un fléau combattu depuis quatre ans par Hugo Martinez après avoir été lui-même harcelé pendant sa scolarité et qui continue parfois sur Internet. Le 15 mai dernier, nous diffusions déjà un reportage sur le cyberharcèlement où le président de l'Association Hugo était interviewé. À cette occasion, il a balancé une petite phrase qui lui vaudra des milliers de messages de haine.Hugo Martinez a déposé cinquante plaintes. La loi punit le cyberharcèlement jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. Selon Maître Delphine Meillet, avocate spécialisée en droit numérique, la justice progresse. La loi permet aujourd'hui de poursuivre les auteurs de messages haineux même s'ils sont anonymes sur Internet. Ces lois sont efficaces mais les moyens mis en œuvre semblent encore insuffisants. La plateforme Pharos reçoit 300 000 signalements par an. Mais seulement, il n'y a qu'une trentaine de policiers pour les traiter. Les victimes de cyberharcèlement peuvent aussi appeler le 3018 pour obtenir de l'aide. Depuis un an, les violences en ligne ont augmenté de près de 60%.

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