Covid-19 : un an après le 1er cas, 18 millions de Chinois reconfinés

par LCI

  • info

C'est une campagne de tests massive qui s'est déroulée en 72 heures. Un mauvais scénario, à quelques semaines du Nouvel An chinois. La chine fait face à ce qui pourrait devenir une nouvelle vague. Notamment à Shijiazhuang dans la province du Hebei."Nous avons déjà les résultats : sur 1 251 875 personnes testées, 354 sont positives", évoque Ma Yuyun, député-maire de Shijiazhuang (Chine). Certes, un nombre infime à l'échelle de la Chine. Mais qui inquiète suffisamment les autorités pour organiser la mise en quarantaine de la ville. Des écoles de la gare principale et des autoroutes ont été fermées. Un an après le début de cette pandémie, on ignore encore les origines de la maladie. Or, la Chine vient pourtant de refuser à dix scientifiques de l'OMS, de venir enquêter sur place. "Je suis très déçu. J'ai contacté et rappelé à de hauts responsables chinois que cette mission était une priorité pour l'OMS", souligne Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS. Il faut dire que le nouveau suspect n'a pas la faveur des autorités chinoises. Et pour cause, le vison pourrait bien être le maillon manquant dans la chaine de transmission entre la chauve-souris et les hommes. Or la Chine est le premier producteur mondial de fourrure. "On sait que les visons et de façon plus générale les mustélidés comme les furets ou d'autres animaux, sont très sensibles au coronavirus, et notamment au Covid-19", rappelle Jean-Luc Angot, président de l'Académie vétérinaire de France. La province de Shandong abriterait à elle seule 15 millions de têtes dans des élevages intensifs. "Il y a un brassage, une promiscuité extrêmement importante entre les animaux. Ce qui fait que le virus s'adapte beaucoup plus facilement et évolue plus rapidement", poursuit-il. Une région qui a aussi pour particularité supplémentaire d'abriter des dizaines d'espèces de chauves-souris qui propagent le coronavirus.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.