Couvre-feu: malgré la fronde des professionnels de la culture, Jean Castex s’oppose à des exceptions

par l'Opinion

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« Enorme coup de massue, un coup de massue ahurissant », tonne le comédien Fabrice Luchini dans une vidéo diffusée sur son compte Instagram. Le couvre-feu décrété ce mercredi dans 9 métropoles par le chef de l’Etat suscite l’incompréhension et parfois la colère des professionnels de la culture. « On nous impose un couvre-feu, il va falloir qu’en moins de 48h, on trouve des solutions, déplorait Bertrand Thamin, président du syndicat des théâtres privés, après l’annonce du chef de l’Etat. Pour nous, c’est catastrophique. » Et la ministre de la Culture Roselyne Bachelot a pris leur défense, plaidant pour un assouplissement pour les spectacles, soutenue par la maire PS de Paris, Anne Hidalgo. « Ce qu’ils voudraient, c’est plutôt de considérer que 21 heures, ce n’est pas l’heure à laquelle on doit être chez soi mais, pour ceux qui ont un ticket pour une pièce ou un film, l’heure du départ de la salle. Cela me paraît plaidable », a déclaré la ministre de la Culture dans un entretien au Parisien. Mais le Premier ministre Jean Castex leur a opposé une fin de non-recevoir. « Il faut que les règles soient les mêmes pour tout le monde », a-t-il justifié lors d’un déplacement à Lille ce vendredi. Le ministre de l’Economie avait lui aussi douché les espoirs de la ministre. « Je suis contre toute exemption », a déclaré Bruno Le Maire au micro de BFMTV plus tôt dans la journée.

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