Couvre-feu et virus mutant : les Marseillais divisés

par LCI

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Les Bouches-du-Rhône figurent parmi les huit départements supplémentaires où le couvre-feu est avancé à 18h. Mais, cette décision n'est pas toujours bien comprise par les Marseillais. "Je trouve que c'est un échec par rapport une circulation qui aurait dû être prise en main de façon beaucoup plus globale, énergique et cohérente", regrette une habitante. Salim Faleh, gérant du salon de coiffure "Lorenzo Stil", va devoir fermer deux heures plus tôt. Ce coiffeur, qui réalisait 800 coupes par mois, prévoit d'en faire 300 deux mois. L'apparition d'un cluster du variant britannique du Covid-19 dans la ville est l'argument invoqué par la préfecture. Une décision prise malgré l'opposition des élus locaux. "Donc, on n'aura pas fait la preuve que le passage de 20h à 18h permet effectivement d'arrêter la diffusion du virus. J'y suis opposée. On est en pleine crise sociale. On va avoir une crise économique", souligne Martine Vassal, présidente de la Métropole Aix-Marseille (Bouches-du-Rhône). Cet après-midi, huit cas du variant britannique ont été confirmés. Pour seize autres personnes, les analyses sont encore en cours. Le maire de Marseille, d'abord opposé au couvre-feu a donc revu sa position. "Au moment où on a une recrudescence des cas positifs à Marseille, au moment où on voit que dans les eaux usées, le virus remonte. Et au moment où on sait qu'on a le virus mutant à Marseille, il est hors de question pour moi d'être polémique sur cette question-là. Au contraire, moi, je dis au gouvernement qu'il faut prendre des décisions", précise Benoit Payan, maire (PS) de Marseille (Bouches-du-Rhône). Les investigations étaient en cours pour retracer la chaine de contamination dans quatre arrondissements de la ville. Des marins-pompiers sont mobilisés pour tester les cas contacts.

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