Coronavirus - Moins sensible aux tests PCR et aux vaccins, le variant indien inquiète avec de nouveaux symptômes : saignements de nez, graves problèmes intestinaux et neurologiques

par morandini

Les hôpitaux indiens ont du mal à faire face à la situation, manquant de lits, d'oxygène et de médicaments contre le coronavirus, comme le Remdesivir. Des médecins, dans les villes les plus touchées de l'Inde, font état d'une augmentation inquiétante du nombre de patients atteints du Covid-19, âgés de moins de 45 ans, souffrant de symptômes plus graves par rapport à l'an dernier.

Un nouveau variant dit à «mutation double» sévit - le B.1.617. Identifié dès décembre 2020 et comprenant des mutations de spicule E484Q (que l'on retrouve déjà sur les mutations sud-africaines et brésiliennes) et L452R qui lui permettent -en théorie- de combattre les anticorps et donc d'être moins sensible aux vaccins, ce variant provoquerait des symptômes différents -saignements de nez, graves problèmes intestinaux et neurologiques- mais tout aussi graves.

Surtout, les tests PCR ne permettraient pas d'établir l'infection avec certitude, ce qui était jusque la méthode la plus aisée pour repérer la Covid-19.

Dans un long papier publié par le magazine indien The Wire, le constat est sans appel: deux variants circulent bien en Inde. Si le variant B.1.36 est répandue dans les Etats du sud du pays et provoque lui aussi de nombreuses réinfections, c'est bien le B.1.617 qui a provoqué l'augmentation soudaine des cas dans le Maharashtra.

Ce variant est plus contagieux, c'est une certitude mais il est trop tôt pour établir sa dangerosité et ses conséquences à court et moyen terme. «Des familles entières sont infectées. Ce variant se propage rapidement, a une croissance exponentielle et a déjà mis à rude épreuve notre système de santé», a alerté le Dr Shashank Joshi dans «The India Express».

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