"Contrôle au faciès" : Le syndicat de police Alliance appelle tous les policiers à ne plus faire de contrôles d'identité suite aux déclarations d'Emmanuel Macron lors de son interview sur Brut

par Jeanmarcmorandini.com

Le syndicat de police Alliance appelle tous les policiers à ne plus faire de contrôles d'identité suite aux déclarations d'Emmanuel Macron lors de son interview sur Brut. A propos de l'évacuation brutale de la place de la République où s'étaient installés des migrants, Emmanuel Macron a considéré qu'il n'était "jamais normal d'avoir des comportements qui ne sont pas à la hauteur des attentes" mais a estimé qu'il "fallait enlever les tentes".

Il a affirmé que le vrai problème était "le droit d'asile détourné par des réseaux de trafiquants". Un autre défi est, selon lui, de regarder en face la question des contrôles au faciès. Car, "aujourd'hui, quand on a une couleur de peau qui n'est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé. On est identifié comme un facteur de problème et c'est insoutenable", a-t-il regretté. Il a promis le lancement en janvier d'une plateforme nationale de signalement des discriminations, gérée par l'Etat, le défenseur des droits et des associations. Les caméras-piétons pour les policiers seront parallèlement généralisées.

Emmanuel Macron a également tenu à rendre hommage au travail des forces de l'ordre, en rappelant "les milliers de policiers et policières qui ont subi des violences depuis 3 ans, qui pour certains ont été tués". "Quand il y a des gens qui vous paraissent avoir un comportement violent avec un individu, c'est aussi parce qu'ils ont vu des collègues se faire brûler dans une voiture, se faire caillasser se faire tirer au mortier, se faire tirer à balles réelles", a-t-il précisé.

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