Confinement : le Finistère menacé de réenclavement

par LCI

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Faute de client, le Pont-Aven, le fleuron de la Brittany ferries et l'un des tout derniers bateaux en partance vers l'Angleterre raccroche pour les cinq prochains mois. Pour ce dernier voyage, des Anglais essentiellement, qui ne sont pas sûrs de revenir un jour en Bretagne. Le port de Roscoff est la principale porte d'entrée maritime du Finistère. Des marchandises, des voyageurs, plus de 400 000, chaque année, empruntent ses lignes, direction l'Angleterre, l'Irlande et l'Espagne. Mais Brittany ferries est en danger. Une catastrophe pour les entreprises locales, notamment celles qui exportent Outre-Manche.Le transport maritime n'est pas le seul en difficulté. L'aérien est au bord du gouffre. On compte aujourd'hui dans le département quatre aéroports. Faute d'activité, celui de Quimper et Morlaix pourrait bientôt disparaître et isoler encore un peu plus le département. À Morlaix, la compagnie Hop a annoncé la fermeture prochaine de son site de maintenance. Les salariés sont désespérés, car 276 postes vont être supprimés d'ici 2023. Lentement mais sûrement, le Finistère se recroqueville sur lui-même. Il y a pourtant le train, le TGV met seulement quatre heures depuis Paris pour rejoindre Brest ou Quimper, ce qui est efficace et rapide. Mais pour les déplacements à l'intérieur du département, il se résume à deux TER, les autres ont disparu. Moins de transport alors que paradoxalement, le Finistère reste un département attractif.

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